Oui, certains chômeurs n’ont même plus le courage de chercher du travail. K.O. pour le compte ! Epuisés, cassés, ils n’y croient plus.

D’autres, qui en veulent encore, sont prêts à se relever mais, c’ est vrai, n’ont pas toujours les bonnes qualifications.

Quant  à ceux qui gardent la tête hors de l’eau, il leur faut souvent bien du courage pour s’accommoder d’emplois précaires, quelques semaines voire quelques jours avant de recommencer, dès la sortie, à chercher à nouveau.

On voit ainsi qu’il serait bon de revenir à cet heureux temps où le salaire était – non une charge à minimiser absolument – mais un investissement à faire prospérer, avec ce qu’il faut de temps, de formation et de confiance (réciproque). Car la réussite de toute approche sérieuse de l’emploi est au bout de ce chemin.

Recruter, c’est investir, c’est proposer un challenge, c’est donner une perspective, faire un peu rêver et oser le pari de la confiance, pas juste sélectionner une personne qualifiée. A souvent chercher des profils trop exigeants ou proposer des opportunités sans lendemain, les recruteurs se privent de donner une chance à qui qui est prêt à se défoncer pour apprendre, pour s’établir et justifier une confiance accordée.

Si l’image de l’entreprise est  aujourdh’ui sérieusement écornée, n’est-ce pas parce qu’elle n’est souvent plus capable de donner une chance de faire confiance?

Avril 2019

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